DMF ou DMF ?
Souvent confondus, le
diméthylformamide (DMF) et le fumarate de diméthyle (DMFu) n’ont pourtant pas
les mêmes propriétés ni les mêmes applications. Depuis le 1er mai 2009, le DMFu
est interdit sur le marché européen selon la Décision de la Commission
2009/251/EC, en raison des réactions cutanées graves sur les personnes au
contact de certains sièges et articles chaussants en provenance de Chine.
(www.infos-industrielles.com)
Quant au DMF, il est généralement employé dans l’industrie chimique et dans le
processus de production de gants en polyuréthane. Or son utilisation peut
présenter des risques. En effet, le DMF est considéré comme un solvant toxique,
bien que son impact sur l’humain ne soit pas encore totalement connu. Des
études ont néanmoins montré que le DMF pourrait être rapidement absorbé par la
peau et provoquer des réactions cutanées, être cancérogène et entraîner des
lésions du foie et des reins, et il a été prouvé qu’il a des effets sur le
fœtus et sur la reproduction chez les animaux. Les conséquences du port de
gants contaminés par des niveaux élevés de DMF pendant une longue durée
seraient donc à craindre et à éviter.
La valeur limite d’acceptation existante n’est valable que pour la
concentration de DMF dans l’air. Aucune méthode d’essai normalisée, nationale
ou internationale n’est définie à ce jour pour mesurer la concentration de DMF
lors d’une exposition cutanée. De la même façon, aucun taux limite acceptable
n’est fixé actuellement. Seule une récente réglementation allemande (règlement
TRGS 401 de juin 2008) donne une référence stricte (limite de 10 mg/kg), sans
pour autant préciser de méthode d’essai.
Les cycles de production intègrent un rinçage variant de 1h à 2h. Les
fabricants soucieux du respect de la qualité des produits et des règles
environnementales réalisent un rinçage de 2h qui élimine la quasi-totalité du
produit.
