Le chrome VI dans les cuirs

Actuellement, dans le monde, la grande majorité des cuirs sont tannés au chrome. Les tanneurs utilisent exclusivement des sels de chrome trivalent. Cependant pour des raisons encore mal comprises, ce chrome trivalent peut réagir avec son environnement pour se transformer en chrome hexavalent, le tristement célèbre Cr VI.
En effet, le chrome VI est reconnu depuis longtemps comme un allergène et un cancérigène. Son utilisation est réglementée par des directives européennes. En fonction de son utilisation finale ou encore des zones géographiques, des législations européennes ou nationales vont exiger l’absence de chrome VI dans le cuir. C'est-à-dire un résultat d’analyse qui soit inférieur à la limite de détection de la méthode d’analyse.
C’est en Allemagne que les premières mesures de surveillance ont été mises en place au début des années 90. Dernièrement, c’est la nouvelle réglementation européenne REACH qui,  dans son projet d’annexe XIV, (liste des produits soumis à autorisation d’utilisation) mentionne également le chrome VI. Il existe une réelle évolution du comportement des consommateurs depuis les dix dernières années. Dans le “lointain” passé, la durabilité était l’argument prédominant. Les années 90 correspondent à la demande de technicité et de performance du produit. Depuis, des crises sanitaires majeures ont eu lieu (ESB) et l’innocuité du produit est désormais la préoccupation du consommateur de ce début de XXIème siècle. Non seulement la forte pression exercée par les consommateurs et les pouvoir publics ne diminuera pas dans les prochaines années, mais il est à prévoir qu’elle s’amplifiera avec la mise en place de REACH en Europe. Des projets de recherche ont été lancés essentiellement en Europe pour mieux définir les grands principes de fabrication qui permettent d’éviter l’apparition de chrome VI dans les cuirs. (source CTC)
ROSTAING, par l'investissement d'une tannerie, maîtrise ses processus de production et ainsi l'apparition de chrome VI dans ses cuirs.